festival DELCO du 15 au 19 avril 2014


Pour cette quatrième édition, le festival DELCO a décidé de faire la part belle au guitariste-improvisateur-compositeur incontournable Fred Frith. La projection du film qui lui est consacré « Step across the border », une master-class et puis enfin un concert solo du maître seront au menu de ce festival.
Par ailleurs, la collégialité de la programmation fournira une panoplie de concerts et d’ambiances hétéroclites, du lisse au chaotique, de l’intime au chamanique, de l’éthéré au saturé…
Bon festival!

Déroulé du festival :

Mardi 15 au ZO Entrée libre :
19H : ouverture du festival et concert de Ruskakuva.
Mercredi 16 au SÉMAPHORE 4€
infos et résevations  : Téléphone: 04 66 67 83 11  mail : le.semaphore@wanadoo.fr
20H : concert : LesHautsDePlafond 21H : projection : Step across the border
Jeudi 17 au PÉRISCOPE 6-8-10€
infos et résevations au 04 66 76 10 56 mail : resaperiscope@orange.fr
concerts :
20H : Thomas Barrière , 21H : Horse gives birth to fly , 22H : Ghédalia Tazartès
Vendredi 18 au PÉRISCOPE 6-8-10€ :
concerts :
20H : David Caulet , 21H15 : The space laboratory
Samedi 19 à PALOMA :
Renseignement billetterie sur www.paloma-nimes.fr 04 11 94 00 10
Prévente tarif réduit : 6€ , Plein tarif 8€ , Guichet tarif réduit : 8€ , Plein tarif : 11€
clôture du festival et concerts :
21H15 : Philippe Petit solo > 22H30 : Fred Frith solo > 0H : DJ set Alex > 21H-1H FMX Mixologies

détail de la programmation :

Un nouveau et heureux partenariat avec ANIMA débute cette année. Cette structure dont les aspirations artistiques résonnent avec celles de TRIG, nous offrira la programmation du 17 avril au Périscope, et nous accueillera dans son lieu, le ZO, pour inaugurer de manière conviviale le festival.
http://www.zoanima.fr

Concert : Ruskakuva

Ruskakuva délivre une musique atmosphérique, essentiellement basée sur des drones produits par des guitares électriques et modifiés par des traitements numériques. Ils utilisent la potentialité de leurs instruments pour générer des trames évolutives, des paysages oniriques agrémentés de field recordings donnant une composante organique à l’image d’une nature en perpétuelle et lente mutation.
L’ensemble de leurs compositions éthérées nous invite à un voyage introspectif et contemplatif ou la notion de temps n’a plus aucune espèce d’importance

Jérémie Mathes : Guitare électrique, Ordinateur
Teren Ihn : Guitare électrique, Ordinateur

http://www.jeremiemathes.net

Concert : LesHautsDePlafond

Les créations musicales des hauts de plafond sont des assemblages d’éléments forts hétéroclites : instruments de musiques (ou de ménage !) manipulés de façon non orthodoxe,  sons électro-acoustiques, voix du quotidien se livrant à d’étranges élucubrations. Le tout, nous transporte dans un univers parallèle, familier mais décalé, un peu comme dans un rêve où l’on revivrait une journée ordinaire. Tout se teinte d’onirisme et d’un humour fait d’absurde et de poésie. Les vidéos qui accompagnent leurs performances scéniques, tout comme les titres de leurs compositions sont à l’unisson de cet univers improbable. On les suit ainsi avec beaucoup de plaisir et toujours avec surprise dans leur déambulation musicale, comme lorsqu’ils nous invitent aux détournement des pratiques muséales dans « on oublie la peinture », où une voix à la Pierrick Sorrin nous enjoint de s’attarder là où il n’y a rien, à priori, à voir. Alors, oui, les hauts de plafond sont bien perchés, mais c’est pour mieux nous voir et nous faire entendre la poésie qui se cache derrière la trivialité du monde.

http://www.leshautsdeplafond.com

Projection : Step across the border

De 1988 à 1990, Nicolas Humbert et Werner Penzel ont suivi Fred Frith de répétitions en concerts, d’interviews en moments de solitude, des États-Unis en Europe, en passant par le Japon. Au gré de ces voyages et de ces concerts, Fred Frith rencontre d’autres musiciens, parmi lesquels : René Lussier, Iva Bittová, Tom Cora, Tim Hodgkinson, Bob Ostertag et John Zorn.
Tourné en noir et blanc sur pellicule 35 mm, le film cherche à épouser la forme improvisée de la musique de Fred Frith. Le film est d’ailleurs décrit par ses réalisateurs comme « a ninety minutes celluloid improvisation ».
Ce magnifique film a gagné le Prix Arte du documentaire européen de l’année, en 1990. La bande-originale du film est sortie la même année chez le label RecRec.

Concert : Thomas Barrière, Guitare solo

Dans son livre sur l’improvisation, Derek Bailey écrit : « Continuer d’improviser en solo de façon intéressante est une entreprise ardue. Même s’il devient plus facile de jouer seul, il ne devient pas plus facile pour autant d’improviser ». Le guitariste Jim O’Rourke a noté que même l’improvisation de haut niveau a tendance à générer ses propres sons reconnaissables parmi tous les autres, si bien que l’on peut, par exemple, identifier immédiatement un morceau de John Zorn ou Evan Parker et presque prévoir, dans une certaine mesure, sa structure et anticiper ses éléments musicaux.
Bien que son style soit reconnaissable, Thomas Barrière montre une capacité inouïe à se tordre et inventer des sons complètement nouveaux à la guitare. Son univers musical, nourri de musiques traditionnelles, ethniques ou rituelles et bercé par le rock progressif, plonge au cœur de l’improvisation individuelle libre et tente de trouver de nouvelles approches.
Compositions habiles mais empreintes d’une immense fragilité, cet explorateur des frontières musicales, insaisissable et énigmatique, présentera ici son 1er album solo qui verra enfin le jour après 4 ans de gestation.

http://www.myspace.com/thomasbarriere

Concert : Horses gives birth to fly

Horse Gives Birth to Fly tient son nom du formidable morceau de Deutsch Nepal, qui tient le sien d’Amon Düül II. Ainsi la filiation est claire, et il n’y a aucun mensonge sur le contenu, car la musique de ce duo se loge très exactement dans cet interstice : entre la transe issue du psychédélisme et du Krautrock, et l’air vicié de la dark ambient et de la musique industrielle.
Ils créent une musique basée sur les couches successives et une superposition progressive qui s’immiscent en nous, où les accumulations de boucles entêtantes et la façon dont ils les orchestrent nous entraînent vers des paysages inquiétants, comme l’orage qui gronde à l’horizon.
Les timbres sont séduisants, les atmosphères envoûtantes… Les chants liturgiques qui se mêlent aux percussions et aux drones gagnent l’auditeur insidieusement. Horse Gives Birth to Fly déploie une musique tellurique, qui s’inscrit dans des rituels oubliés et nous emmène vers des contrées lointaines. Cela résonne en nous comme la reconnaissance imprévisible de ce qu’on ignorait depuis trop longtemps et qui ne peut plus, qui ne veut plus se taire.

http://www.horsegivesbirthtofly.com

Concert : Ghédalia Tazartès

Ghédalia Tazartès est un artiste proprement inclassable qui défie toute catégorisation. Un OVNI musical dirait-on. Il porte en lui un mystère, et ses apparitions publiques demeurant rares et exceptionnelles (tout comme ses parutions de disques), le mystère n’a fait que s’épaissir au fil des années.
Proche de la musique concrète pour ses manipulations de bandes, orchestre à lui tout seul, Tazartès assemble, agence librement et instinctivement voix et rythmes dans des espaces sonores inouïs où se côtoient l’Orient et l’Occident, les chants populaires yiddish, des motifs incantatoires aux pouvoirs hypnotiques et des claviers vintages, le tout dans une cohérence désarmante pour l’auditeur. Il travaille les collages sonores en artisan autodidacte, en nomade de la musique, en poète inventant ses propres techniques, utilisant des éléments disparates et plongeant les sons dans des contrées qui leurs sont étrangères. Il y a aussi l’importance de la voix qui l’apparente à la poésie sonore, chants de shaman, psalmodies de sorcière, complaintes, récits de griot, déclamations de vieillard, chants de muezzin, ou comptines d’enfant. Toutes ces voix issues de différentes traditions se regroupant en un opéra solitaire pour exprimer en glossolalie ce que le langage aurait oublié de dire. La musique de Tazartès, constamment mouvante, s’élève et redescend jusqu’à nous, elle pleure, gémit, crie et vient heurter le sol dans une beauté toujours sidérante.
Tout à la fois de partout et de nulle part, chaque disque, chaque concert de Ghédalia Tazartès est un îlot énigmatique, une utopie sonore exaltante située sur le bord du chaos et du silence. Sa musique pourrait être la dernière musique du monde avant que tout ne bascule dans l’abîme et dans l’oubli.

http://www.julietippex.com/roster/ghedalia-tazartes/

Concert : David Caulet • About 24.5

A l’instar de John Surman (Upon reflexion) ou Dave Liebman (The loneliness of the long distance runner), About 24.5 est un solo de saxophones orchestrés dans lequel l’improvisation trouve une place prépondérante.
De l’octet au solo, les pièces musicales mélangent et superposent les sonorités et timbres du saxophone.
Grâce à un dispositif original permettant de reproduire la complexité et la démultiplication des sources sonores créées par le musicien, le saxophone est « préparé » pour adapter certains éléments musicaux du disque «  About 24.5 ».
Les sons sont fabriqués et diffusés en temps réel créant tantôt un kaléidoscope orchestral, minimaliste et répétitif tantôt un univers organique et onirique.

David Caulet : Composition, Saxophone soprano augmenté

http://www.davidcaulet.com

Concert : The space laboratory

Le projet de ce trio mené par Olivier Lété est inspiré du scénario d’un disque au concept atypique ; Axis : Bold as Love, le deuxième album du trio Jimi Hendrix Experience où il est question de changement d’axe de rotation de la terre et de disparition de civilisations entières …
Eléments mélodiques ou sonores, détails rythmiques ou simplement vibrations sensorielles émanant de cet enregistrement constituent la base de ce répertoire original.
De son exploration atypique d’un grand moment de l’histoire de la musique, le trio The space laboratory fait émerger un rock puissant et contemporain et commente ainsi son approche : « Nous sommes liés à Jimi Hendrix, moins par le respect du texte musical que par le goût d’une certaine poésie hybride, emprunte d’hypothèses étranges tout droit venues de la science-fiction ».

Olivier Lété : basse électrique, composition
Olivier Benoît : guitare
Christophe Lavergne : batterie

http://www.soundcloud.com/thespacelaboratory

Concert : Philippe Petit, Platines solo

Actif depuis une trentaine d’années dans différents contextes, on doit à Philippe Petit, vers le milieu des années 90 avec son label Pandemonium Records, la découverte d’une frange déviante du rock (Hint, Portobello Bones, Condense… pour les nationaux, mais aussi Zeni Geva, Unsane, Spaceheads à l’international), puis quelques années plus tard, avec la mise en place de Bip_Hop, le défrichage d’autres couleurs sonores, plus électroniques et expérimentales, où l’on retrouva, entre autres, Janek Schaefer, Scanner, Tennis ou si-cut.db.
Animateur radio, DJ, Philippe Petit est également musicien et après avoir mis un terme à son activité de découvreur de disques, c’est sous cette facette de son identité qu’il se manifeste principalement depuis quelques années, avec une activité aussi polychrome que pléthorique, que ce soit en solo ou en groupe. Quelques exemples de collaborations : Strings Of Consciousness, duo avec Lydia Lunch, projets avec James Johnston (Gallon Drunk/Bad Seeds/Faust), Foetus, Kumo, Scott McCloud (Girls Against Boys), Cosey Fanni Tutti, My Brightest Diamond, Sybarite, Pantaleimon, Graham Lewis (Wire), Barry Adamson, Scanner, Mira Calix, Kammerflimmer Kollektief, Guapo, Leafcutter John, Simon Fisher Turner, Justin Broadrick et bien d’autres.

http://www.philippepetit.info

Concert : Fred Frith, Guitare solo

Guitariste, bassiste, violoniste, compositeur, inventeur, orchestrateur et bricoleur, Fred Frith est un musicien incontournable. Co-fondateur du légendaire ensemble britannique Henry Cow, il arrive à New York à la fin des années 70 et rentre en contact avec bon nombre des musiciens auxquels il s’associe depuis, à savoir John Zorn, Ikue Mori, Tom Cora, Bob Ostertag et bien d’autres.
Pendant les années 80 Fred Frith commence à composer pour la danse, le cinéma et le théâtre, ce qui le mène à la composition de musiques destinées à d’autres interprètes.
On ne compte plus ses réussites musicales, il figure sur plus de 200 enregistrements et a joué partout dans le monde.
Parmi les très nombreux artistes avec lesquels il a collaboré, on peut citer encore : Robert Wyatt, Brian Eno, The Residents, Lol Coxhill, Bill Laswell, Henry Kaiser, l’Ensemble Modern, Anthony Braxton, Marc Ribot, Louis Sclavis…
Il livrera à l’occasion de cette soirée un concert solo. Cet exercice qui lui va comme un gant lui permet de dévoiler bon nombre de ses fabuleuses facettes musicales ; improvisation engagée, pétrissage sonore et maîtrise du temps. Un moment toujours étonnant où le voyage, la magie et l’aboutissement cohabitent.

http://www.fredfrith.com

FMX Mixologies

Toute la soirée, FMX nous proposera ses nouvelles mixologies, pour servir au divertissement et à l’intelligence du temps. Animateur radio sur Fuze, FMX propose un télescopage des musiques savantes, expérimentales et commerciales autour de thèmes de société, comme autant de commentaires sur une histoire sociale en train de se faire ou, de se défaire… La forme du mix – souvent de simples superpositions sonores – lui permet de reconsidérer, réactiver ou déplacer le répertoire des musiques mortes (par opposition aux « lives »).

http://www.mixcloud.com/FMXMixologies

Une réponse à festival DELCO du 15 au 19 avril 2014

  1. Bozetti Philippe dit :

    Bravo pour la programmation de Fred Frith! Nous nous sommes régalés.Merci

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